Et si la réconciliation était un récit genré ?
Qu’en disent des voix féministes et bigenres, autochtones et non autochtones?
Quels sont les rapports de pouvoir et de séduction à l’œuvre dans un contexte de réconciliation?
En quoi influencent-ils nos responsabilités individuelles et collectives dans un contexte de réconciliation? Je vous propose de lire mon article approfondi sur le sujet (version complète de l’article).
Cet article considère :
– Le sentiment d’urgence d’agir pour la réconciliation comme un dispositif de séduction hétérocentré;
– Les solidarités féministes ou alliées comme une occasion d’omettre les questions du rapport aux territoires ou celles des personnes bigenres;
– Les possibles conciliations de nos identités multiples comme vecteur de décolonisation pédagogique.
Je suis une femme, blanche, mère, francophone, plurilingue, empathique, activiste, apprenante, féministe. Je suis conseillère pédagogique sur le territoire traditionnel non-cédé anishinaabeg (Omaamiiwininii).
Dans ma thèse (Vaudrin-Charette, 2020), j’ai considéré l’expérience émotionnelle de concilier vérité et réconciliation a été relatée dans les défis de marquer un temps d’arrêt, permettant de transformer les intentions en relations. L’engagement authentique s’accompagne aussi d’un lâcher-prise sur les formes que prennent les pédagogies de la réconciliation au collégial, incluant de nouvelles conciliations de nos allégeances linguistiques et épistémologiques. Et si ces éléments contribuaient à harmoniser nos relations de co-existence, sur le territoire non- cédé sur lequel nous nous trouvons ?
Je suis disponible pour en discuter avec les personnes intéressées, n’hésitez pas à me contacter.
Bonne lecture !
Julie Vaudrin-Charette, conseillère pédagogique

